Nom scientifique : Trichechus senegalensis

Statut : espèce en danger critique d’extinction au Bénin, vulnérable au plan mondial et inscrite sur l’annexe II du CITES

Description : Le lamantin d’Afrique est un grand mammifère essentiellement aquatique pouvant atteindre 2 m de long à l’âge adulte pour un poids variant entre 250 et 450 kg La forme du corps se prête parfaitement à la nage avec une queue aplatie horizontalement et des membres antérieurs transformées en palettes natatoires. Sa peau nue est dépourvue de poils à l’exception des vibrisses retrouvées à l’extrémité des lèvres.

Habitat : Le lamantin se retrouve sur les côtes et dans les zones humides intérieures d’Afrique de l’Ouest particulièrement dans les estuaires, les lagunes côtières, les fleuves, les lacs où la température oscille entre 25° et 35°C. Il ne peut se déplacer hors de l’eau et ne se retrouve jamais en pleine mer. Il est essentiellement herbivore non ruminant et s’alimente à base de plantes aquatiques ou de végétaux terrestres. Dans la Bouche du Roy, des lamantins sont retrouvés à différents endroits de la lagune de Grand-Popo. En janvier 2019, des crottes de l’espèce ont été retrouvées à Avlo-Plage par l’équipe de suivi écologique. Dans la même année, plusieurs touristes ont signalé des contacts avec le lamantin.

Reproduction : La reproduction du lamantin est peu connue et peu étudiée. La femelle atteint l’âge de maturité sexuelle à environ 5 ans et le mâle à 9 ans. L’accouplement peut avoir lieu à toutes les périodes de l’année et les femelles sont polygames. La gestation dure environ 12 à 13 mois à la suite de laquelle la femelle donne naissance à un petit, rarement deux qui peut déjà mesurer 1,30 m pour un poids d’environ 30 kg. Le petit naît velu et gris foncé puis deviens gris ou gris-brun au bout d’un mois. L’intervalle entre les naissances est de 2 à 3 ans. En milieu naturel, le lamantin a une longévité d’environ 20 à 30 ans.

Menaces : Les menaces pesant sur le lamantin sont de plusieurs ordres. Nous avons les menaces naturelles qui sont liées aux conséquences des changements du climat et à la sécheresse qui entraînent une diminution du niveau de l’eau. La modification de l’habitat, les aménagements hydrauliques et l’isolement génétique constituent également des menaces à la survie de l’espèce. Enfin la chasse, la mortalité naturelle et les captures accidentelles constituent également des menaces importantes pour l’espèce.

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