La durabilité de la RBTM-BR passe par la mise en place d’un aménagement approprié suivi d’une bonne gestion des ressources en présence. Plusieurs défis sont importants à relever pour atteindre cette durabilité dont la mise en œuvre effective des règles localement établies pour la conservation des ressources naturelles de commun accord avec les populations locales ; la mobilisation de ressources pour le renforcement du système de gouvernance autour de la réserve et l’amélioration des conditions de subsistance des communautés à travers la promotion d’activités génératrices de revenus respectueuse de l’environnement. La vision de départ est qu’à l’horizon 2021, la réserve soit une aire protégée fédérant les efforts de conservation de plusieurs acteurs pour la sauvegarde des espèces de faune et de flore et pour le développement durable et équitable des communautés à la base. Les actions en cours s’inscrivent sur trois axes prioritaires à savoir la protection et la restauration des écosystèmes naturels, le développement des activités existantes économiquement rentable et écoresponsable et le renforcement de  l’autonomie des structures locales de gestion. Pour cela des unités d’aménagement avec des objectifs de gestion spécifique sont été créées dans chaque zone de la réserve (aire centrale, zone tampon, zone de transition). Au sein de ces unités d’aménagements seules les activités répondant à la vocation de ladite unité sont autorisées. Ainsi au niveau de l’aire centrale les deux unités d’aménagements visent la restauration et l’enrichissement et la sacralisation. Dans la zone tampon les unités d’aménagements prévues ont comme objectifs la pêche, le reboisement, la conservation et restauration de mangroves, l’agriculture de conservation, l’écotourisme et l’éducation.

La gestion de la RBTM-BR est basée sur une approche participative impliquant tous les acteurs concernés et le principe de cogestion est de mise. Les mairies riveraines de la réserve ont optées pour une gestion mandatée en déléguant le pouvoir de gestion à un organe plus consensuel qui est l’ACP Doukpo. Ainsi trois organes de gestions complémentaires les unes des autres ont été mises en place. Il s’agit de :

  • Un comité villageois de gestion des ressources naturelles (CVGRN) qui a pour charge de veiller à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Ce comité est constitué de membres provenant des différents groupements et associations villageoises déjà existants (groupement de femmes, association de jeunes, confrérie de chasseurs, dignitaires de culte, association de pêcheurs, etc.)
  • Un Conseil de Gestion des Ressources Naturelles par zones qui est une émanation des comités villageois de gestion au niveau de chaque zone et qui a pour mission de mettre en application les grandes orientations de gestion et de veiller à la tenue régulière des réunions au niveau villageois
  • Une Association de Conservation et de Promotion de la réserve (ACP-DOUKPO) qui est l’association faîtière regroupant les trois CGRN. Elle est l’association mandatée ayant le rôle administratif de gestion de l’aire protégée et sert d’interface entre les communes et les partenaires techniques et financiers et les ONG.

 

Plan d’Aménagement et de Gestion Simplifié (2017 – 2021)

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