La grande partie de l’actuelle Réserve de Biosphère Transfrontière du Mono depuis 2001 faisait déjà partie intégrante du site RAMSAR 1017, une zone humide d’importance internationale édifiée par le fleuve Mono frontalier du Bénin et du Togo. La Réserve dispose également d’un espace côtier marin qui a une forte potentialité écotouristique sur le plan culturel et cultuel et est très fréquentée par les populations des villes du sud du Bénin comme Porto-Novo, Cotonou, Ouidah et même de Lomé (Togo).

L’importance de la conservation de cet espace géographique se justifie par la forte diversité floristique et faunique dont elle regorge dont certaines espèces sont menacées au, Bénin, en Afrique et sur le plan international (palétuviers, tortues marines, lamantins d’Afrique, hippopotames, oiseaux migrateurs paléarctiques, etc.). On y retrouve également des écosystèmes typiques du sillon dahoméen (Dahomey Gap) sur plaines, plateaux et milieux marins et côtiers de l’océan atlantique (les mangroves, les prairies marécageuses, les forêts marécageuses, les forêts ripicoles, etc.).

C’est donc dans le souci de mieux conserver toutes ces potentialités naturelles qu’est née l’idée de création de la Réserve. Cette initiative démarrée en 2014 a été financée par le Ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature, de la Construction et de la Sûreté nucléaire de la République fédérale d’Allemagne (BMUB) avec l’appui technique de la GIZ et conduite sur le terrain par les ONG Eco-Benin, Africa Mobile Nature et Nature Tropicale avec les autorités et populations locales au Bénin.

Le processus de création a été conduit selon une approche participative impliquant à toutes les étapes tous les acteurs concernés tant au niveau local, national que transfrontalier dans les prises de décisions. Les étapes clés suivies lors du processus de création sont :

  1. La délimitation et la cartographie participative et le zonage du site ;
  2. L’élaboration des conventions locales de gestion des ressources du site ;
  3. La mise en place du cadre institutionnel de gestion ;
  4. La mise en place d’un cadre juridique et légale de gestion ;
  5. L’élaboration et la mise en œuvre du plan d’aménagement et de gestion ;
  6. La mise en place des instances locales de gestion des ressources naturelles ;
  7. La surveillance et le suivi écologique de la faune et de la flore dans l’aire communautaire.

Toutes ces étapes ont permis d’aboutir après environs trois ans de travail acharné à l’inscription de l’aire comme Réserve de Biosphère Transfrontière par le Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la Biosphère de l’UNESCO le 14 juin 2017. La partie Béninoise de la réserve dénommée Bouche du Roy couvre une zone continentale et marine d’une superficie d’environ 9678 hectares et se situe entre 6°15’ et 6°23’ de latitude nord et 1°52’ et 1°59’ de longitude est.

Au plan local l’aire communautaire de conservation de la biodiversité de la Bouche du Roy est créée par les arrêtés N°94/052/C-GP/SG/SDLP-SEHAVE de la Commune de Grand-Popo du 14 septembre 2016 et N°93/77/CC/SG-SADE de la Commune de Comè du 15 septembre 2016 car étant à cheval entre ces deux communes mais aussi les communes de Kpomassè et de Ouidah.

 

 

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